#1 Les Aubes navrantes
À l’orée du jour, une lumière pâle et douloureuse s’étirait sur l’horizon, portant en elle la mélancolie des nuits sans repos.
À l’orée du jour, une lumière pâle et douloureuse s’étirait sur l’horizon, portant en elle la mélancolie des nuits sans repos.
le vent du matin n’osait déranger le silence posé sur les champs, où la lumière blême hésitait encore à naître.
Sur la terre humide, il écoutait le cœur battant du monde, espérant que le chagrin s’y dissout comme la brume au lever du jour..
Un ciel sans étoiles, la nuit semblait retenir son souffle, suspendue entre le doute et l’oubli.
Au centre du désert muet, il vibrait dans l’ombre, comme si la terre elle-même portait en secret la brûlure d’un ancien cri.
Entre les pierres figées, elles s'étiraient sans hâte, nourries d’ombres et de silence, insensibles aux promesses du soleil.
La bête surgit des fourrés, sanglée de ronces et de feuilles mortes, comme un rêve fauve arraché à la nuit.
Le soir glissait sur les toits, ardent et factice, comme un dernier clin d’œil à la décadence du jour.
L’homme marchait sans ombre, minuscule et lucide, avalé par l’immensité de l’espace et du doute.